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jeudi 28 février 2008

Gilles Guyot condamné, Lyon 3 apaisée

En attendant de publier un billet spécifique, Lyon 3 Point Info vous propose de retrouver ci- dessous le communiqué de l’UNEF et d’Hippocampe faisant suite au verdict de la Cour d’Appel de Lyon dans les « affaires » Guyot.



Communiqué UNEF Hippocampe

Gilles Guyot condamné, Lyon 3 apaisée


C'est avec le sentiment qu'une page se tourne enfin à l'Université Jean Moulin Lyon-III que nos associations ont appris la condamnation par la Cour d'Appel de Lyon de Gilles Guyot, ancien président de Lyon 3 de 1997 à 2002, à 7000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts mais également à 7000 euros d'amende pour délit de favoritisme dans l'octroi des marchés publics.


Ces deux arrêts marquent une occasion historique pour notre université de sortir définitivement du marasme des affaires et des turpitudes qui ont porté atteinte à son honneur et à sa réputation pendant plusieurs décennies.


Nous tenons à souligner aujourd'hui la qualité du travail accompli par les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes, dont les investigations ont permis de voir sanctionner pénalement des agissements qui ne sont pas dignes d'un fonctionnaire public, qui plus est universitaire et professeur de gestion.


Cette affaire démontre par ailleurs s'il en était besoin que l'autonomie des universités doit être strictement encadrée par un contrôle de légalité indépendant en matière financière et de gestion des ressources humaines afin d'éviter une appropriation privative et clanique des moyens publics.


Au surplus, cette condamnation pénale achève de rendre incompréhensible la décision disciplinaire rendue en première instance par une formation présidée par M. Debard qui avait poussé très loin le principe d'indépendance des procédures juridictionnelles au point de ne voir aucune faute disciplinaire dans les délits pénaux aujourd'hui reconnus par la Cour d'Appel.


Nous espérons que la formation disciplinaire du CNESER, saisie en appel d'une partie de ce dossier, fera preuve d'une détermination que nous souhaitons la plus ferme possible.


Par ailleurs, dans l'intérêt des étudiants, des enseignants et des personnels administratifs de l'Institut d'Administration des Entreprises, nous souhaitons que M. Guyot démissionne sans délai de la direction de cette composante de notre université et qu'il cesse, à titre conservatoire et dans l'attente de la procédure disciplinaire en cours, toutes fonctions pédagogiques. Le cas échéant et à l'aune des troubles à l'ordre public qui pourraient advenir, nous demanderons à M. Fulchiron de saisir Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche afin qu'elle suspende M. Guyot à titre conservatoire et dans l'intérêt du service.


Enfin, nous avons décidé de saisir immédiatement le Conseil de l'Ordre de la Légion d'Honneur ainsi que le Conseil de l'Ordre des Palmes Académiques afin que M. Guyot restitue ses décorations à la République.

jeudi 20 décembre 2007

Autonomie: Guyot menace, les statuts passent

Gilles Guyot contre-attaque?

Très nombreux sont ceux qui pensaient que Gilles Guyot et ses amis profiteraient du conseil d'administration du 18 décembre et plus spécifiquement du vote sur les nouveaux statuts pour mettre en minorité Hugues Fulchiron. Du moins très nombreux sont ceux à qui l'on avait fait croire ça. La chose était plausible: Guyot aurait pu trouver dans ce vote une occasion unique de mettre en difficulté la majorité présidentielle de Lyon 3.


Menace fantôme...

Mais existait-il réellement un risque de voir les voix des amis de Gilles Guyot s'ajouter à celles de ceux qui à Lyon-III s'opposent à l'autonomie pour rejeter ces statuts?

Gilles seul le sait! Mais les rumeurs sur cet éventuel coup de Guyot, exagérées en menace imminente par certains membres de l'entourage du président Fulchiron, auront eu un effet (escompté?): même les élus « Concertation » et « La Voix des IATOSS » ont apporté leur soutien à ces nouveaux statuts. Seuls les élus UNEF et Confédération Etudiante ont voté contre.

jeudi 29 novembre 2007

Quand la "lyon 3 connection" s'attaque à la Chine...


Article du jeudi 29 novembre 2007

Lyon 3 ne sait pas quoi faire de 30 étudiants chinois

Ils doivent arriver en janvier à l'Institut d'administration des entreprises pour obtenir un diplôme français. Mais la convention qui boucle le programme n'est pas valide selon le président de Lyon 3


Un bon tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Les trente étudiants de la grande université de Renmin (Pékin) tentés par le Master 2 de finance franco-chinoise de Lyon 3 pourront méditer le proverbe français. Ces jeunes gens pensaient suivre, dès janvier, un second semestre à Lyon. Ils visent un diplôme français, et se sont inscrits sur la base d'une convention signée entre leur université et l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Lyon 3. Mais il y a un hic : Hugues Fulchiron, nouveau président de Lyon-III depuis fin août ne valide pas cet accord.

« Cette convention a été signée le 27 août par Gilles Guyot, directeur de l'IAE. Mais aucune délégation n'a été donnée à celui-ci pour le faire. Le président Lavorel (prédecesseur de Hugues Fulchiron) me l'a confirmé par écrit » indique l'actuel président. « La convention prévoit l'accueil de 70 autres étudiants en septembre » précise-t-il. « Elle n'est pas légale, et elle ne dit rien de la manière de choisir les étudiants et les enseignants chinois. C'est inadmissible car le diplôme délivré engage l'université » explique M.Fulchiron. Gilles Guyot se serait donc engagé sans l'aval du conseil d'administration et le problème aurait été découvert tardivement.

Ce n'est pourtant pas la responsabilité du signataire Gilles Guyot (lui-même président de Lyon 3 entre 1997 et 2002) qui est pointée par l'actuel responsable de Lyon 3. Mais celle de l'un de ses proches, Jean-Claude Pfeffer, ex-professeur suspendu pour avoir encaissé sur son compte le chèque d'une étudiante. « Monsieur Pfeffer a porté le dossier du début jusqu'à la fin en agissant en notre nom » s'insurge le président Fulchiron qui a déjà écrit au Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) pour demander des sanctions. Fait troublant, le site Internet de l'Université chinoise présente Jean-Claude Pfeffer comme le responsable des relations internationales de Lyon 3.

Que deviennent les étudiants chinois dans ce méli-mélo ? Ceux-ci ont déjà payé très cher leur inscription. Chacun l'équivalent de 6 000 euros en Chine auxquels s'ajoutent 1 000 euros, en grande part encaissés par Lyon 3.

Les universités viennent de prendre contact pour trouver une solution.

Pour l'université lyonnaise, le problème est très embarrassant : accueillir les étudiants chinois revient à entériner une convention qui n'a pas reçu l'aval de l'administration.

Les refuser la prive d'un partenariat international prestigieux et compromet d'autres échanges : les étudiants de Renmin suivent une formation business des plus renommées au pays des mandarins.

Muriel Florin

mflorin@leprogres.fr


Gilles Guyot: «La convention n'empêche pas d'avancer»

La polémique a été soulevée par Romain L'huillier. L'élu étudiant Unef au Conseil d'administration de Lyon 3 a combattu certaines pratiques en particulier pendant les années Guyot. « On a l'impression que les mêmes personnes continuent à faire ce qu'elles veulent. Nous souhaitons une enquête sur cette affaire » indique-t-il. Selon Gilles Guyot, il n'y a pas matière à débat. « Le programme a été lancé il y a 18 mois. J'ai reçu la convention de Renmin le 29 août. Je l'ai signée le 20 septembre car l'agent comptable en avait besoin pour encaisser l'argent des étudiants ». Depuis, la convention a été retoquée par le service juridique. Là aussi, pas de problème pour le directeur de l'IAE. « Le programme tourne. J'ai déjà vu des conventions signées plusieurs mois après un démarrage Quand on fait de l'international, ce n'est pas toujours conforme à la raideur administrative française ! ». Quant au rôle exact de son ami Pfeffer ? « Je ne l'ai pas vu depuis mars » affirme l'ex-président de Lyon-III.

M.F.

 

Nous n'avons pas réussi à contacter M. Pfeffer. Selon ses propos parus dans Lyon Capitale qui a révélé l'affaire, il n'est pas intervenu depuis deux ans sur ce programme.

 

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