La démocratie à Lyon 3, c'est comme la Sainte Vierge. Si elle
n'apparait pas de temps en temps, le doute s'installe. Et le 3 juillet
prochain, les membres des trois conseils de l'Université choisiront un
successeur à l'inénarrable Guy Lavorel.
Et de un !
C'est par un courrier adressé à chacun des membres des trois
conseils centraux de l'Université Jean Moulin Lyon-III qu’Hugues Fulchiron,
actuel doyen de la Faculté de Droit, a annoncé sa décision de se porter
candidat à la présidence de notre université.
Cette candidature, que certains appelaient de leurs vœux
depuis plusieurs mois, est la première officiellement annoncée dans cette
campagne.
Seule certitude, la teneur de cette lettre, indique très
clairement qu’Hugues Fulchiron ne souhaite pas s'inscrire dans la continuité de
l'équipe sortante.
Mais alors qui, au nom de la majorité,
affrontera Hugues Fulchiron ?
En effet, les statuts de l'Université ne prévoient pas de
date limite de dépôt des candidatures et les candidats "maison" ont pour
habitude d'attendre le dernier moment pour faire leur coming-out
présidentiel.
Parmi les noms qui circulent pour défendre "la maison" et
l'équipe sortante, nous avons pu trouver :
- Thierry Debard, directeur de l'IUT, qui a
connu toutefois à la tête de la section disciplinaire quelques cinglantes
déconvenues dans les affaires Guyot et Pfeffer ;
- Monique Brun, proche de Gilles Guyot, qui
aurait la même liberté d'action et le même charisme que Guy
Lavorel ;
- Nicole Gonthier, en froid avec la
boutique, qui termine son mandat de doyen de la Faculté des Lettres au cours
duquel elle avait promis de démissionner si une troisième année était ouverte à
Bourg-en Bresse (la 3ème année est ouverte et Nicole est toujours
là...) ;
- Gilles Guyot : Lyon 3 n'est pas Levallois
Perret mais une prime à la quincaillerie de casseroles n'est pas à
exclure ;
- Jacques Bonnet, le Poulidor de Lyon 3 qui
a tenté vainement supplanter le leadership de Don Guyot au sein de la
"boutique" ;
- Sans oublier Jean-Paul Joubert, qui est au
trotskysme ce qu’Eric Besson est au socialisme.
Un absent le jour du
vote
Guy Lavorel a omis de faire procéder à l’élection du
remplaçant de Jean-Claude Pfeffer, exclu de l'Université pour deux ans et
condamné pour abus de confiance.