
Alors
que la candidature de Christian Philip à la présidence de notre Université
tarde à devenir officielle, un appel aux personnels de Lyon 3 circule sur
internet.
Lyon 3 Point Info relaie cet appel :
Appel aux personnels de Lyon 3
Voter Philip, c’est voter Guyot
Christian Philip, le candidat de la continuité à Lyon
3.
Christian Philip semble avoir décidé de présenter sa candidature
à Lyon 3.
Cette candidature ne correspond pas aux attentes d’une
université moderne et rénovée pour plusieurs raisons :
- Après les déboires politiques de M. Philip, l’Université
Lyon-III fait figure de lot de consolation négocié avec on ne sait qui.
L’Université Jean Moulin mérite mieux qu’un président venu à sa tête par dépit.
Les étudiants, les personnels enseignants et administratifs n’ont pas à subir
les conséquences des errements de la carrière politique de M. Philip qui se
répand en amertume dans les médias.
- M. Philip vient d’être nommé « représentant personnel du
président de la République pour la francophonie ». A ce titre, son élection à
la présidence de l’Université risquerait de provoquer un cumul de fonctions
insupportable à l’heure où la réforme des universités requiert de ceux qui vont
présider à leurs destinées de le faire à plein temps. Par ailleurs, dans un
contexte d’élargissement d’autonomie des Universités, exercer ses fonctions à
l’Elysée et à Lyon 3 serait assurément perçu comme une tutelle inacceptable
visant à mettre sur Lyon 3 l’éteignoir de l’exécutif.
- Madame Pécresse a assuré à des représentants étudiants qu’elle
veillerait à ce que la page de Lyon 3 soit tournée. Il serait dommageable de
briser cet élan par l’élection d’un homme qui risque de briller par son
immobilisme.
- M. Philip, au-delà de son étiquette politique, est perçu dans
l’opinion comme un « politique ». L’Université Jean Moulin a plus que jamais
aujourd’hui besoin d’un président indépendant d’intérêts politiques extérieurs
aux besoins des étudiants, des personnels administratifs et des
enseignants.
- Visiblement soutenu par l’équipe sortante, M. Philip risque,
une fois élu, de ne pas changer de secrétaire général de l’Université. Les
personnels administratifs et les enseignants vivront très mal le maintien de M.
Marsot à ses fonctions dont chacun connaît la responsabilité éminente dans la
gestion actuelle de l’Université.
Si M Philip désire maintenir sa candidature à la présidence
de l’Université, il doit prendre les engagements suivants afin de ne tromper
personne sur ses motivations :
- condamner publiquement la gestion
calamiteuse de l’Université par l’équipe sortante notamment marquée par les
affaires Pfeffer, Guyot
- assurer que le secrétaire général ne sera
pas renouvelé dans ses fonctions
- démissionner de ses fonctions à
l’Elysée
- s’engager à terminer son mandat et à n’en
briguer aucun autre pendant la durée de celui-ci.