Alors que Gilles Guyot s'envole pour l'Inde (au frais de l'IAE mais sans orde de mission semble-t-il), la Tribune de Lyon, dans son édition du jeudi 24 janvier, consacre un article au cas de notre regretté secrétaire général: Claude Marsot.

L’emploi furtif

Le Conseil général du Rhône a-t-il payé un emploi à l’université Lyon-III pendant plus d’un mois ? L’histoire : Claude Marsot, puissant homme de l’ombre de Lyon 3 depuis 1998, devait quitté ses fonctions le 1er décembre dernier. Son départ coïncidait avec l’arrivée d’un nouveau président à la tête de l’établissement, Hugues Fulchiron.

Après neuf années passées à Lyon 3, Claude Marsot (fonctionnaire territorial de son état) était ainsi invité à regagner sa collectivité d’origine, le Conseil général. Mais voila que pendant tout le mois de

décembre, il a été vu par de nombreux employés en train de travailler avec assiduité à Lyon 3. Plus précisément à l’Institut d’administration des entreprises (IAE), dirigé par Gilles Guyot, ancien président de Lyon 3 dont il est un proche.

« Je n’ose croire (…) qu’une telle utilisation fictive d’un emploi public puisse être de nos jours possible », s’est ému Stéphane Nivet, doctorant à Lyon 3 et ancien président de l’association Hippocampe, dans un courrier adressé à Michel Mercier le 9 janvier.

Joint par Tribune de Lyon, le principal intéressé se défend vigoureusement : « Je suis au Conseil général à 100% depuis le 1er décembre. Les quelques affaires que j’ai eues à régler à Lyon 3 l’ont été en dehors de mes heures au Département ». Cependant, au Département, on a une autre version : « il est vrai que de décembre à janvier M. Marsot a effectué à Lyon 3 les travaux qui lui restait à faire », explique Pierre Jamet, le directeur général des services du Conseil général du Rhône. Qui poursuit : « j’ai décidé de mettre fin à cette situation et M. Marsot a réintégré ses fonctions au département le 1er janvier ».

 

Fabrice Arfi.