Guyot devant le CNESER: un pas de plus vers la sortie
Par Lyon 3 Point Info le jeudi 24 mai 2007, 06:11 - Procédures Disciplinaires - Lien permanent
Nouvelle victoire pour les associations progressistes de l’Université Jean Moulin Lyon 3 : Valérie Pécresse, tout juste nommée Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a demandé au recteur Debbasch de faire appel de la décision de la section disciplinaire de Lyon-III blanchissant Gilles Guyot dans l’affaire de l’embauche de sa sœur.
Et c’est en personne que Valérie Pécresse l’a annoncé à Chaineze Kabouya (Présidente de l’UNEF Lyon), Romain L’Huillier (élu UNEF au Conseil d’Administration de Lyon 3) et Stéphane Nivet (Vice-président de l’association Hippocampe) qu’elle a reçu mercredi 23 mai, la veille de l’expiration du délai de 2 mois laissé au recteur pour faire appel d’une décision disciplinaire.
Lyon 3 Point Info publie le communiqué de l’UNEF et d’Hippocampe :
Des représentants de l'UNEF Lyon et de l'association Hippocampe ont été reçus hier après midi par Madame Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, en présence du Recteur de l'Académie de Lyon, M. Roland Debbasch.
A cette occasion, cette délégation a demandé expressément que le recteur Debbasch fasse appel de la décision de la section disciplinaire du Conseil d'administration de l'Université Jean Moulin Lyon 3, présidée par le Professeur Debard, qui relaxait Gilles Guyot des fautes "d'atteinte à l'honneur et à la probité des fonctionnaires" à la suite de l'embauche de sa sœur.
Madame Pécresse a accepté de répondre à cette requête en indiquant "qu'il est de sa responsabilité de veiller à ce que des actes susceptibles de constituer un manquement grave à l'honneur et à la probité, s'ils étaient confirmés par la cour d'appel de Lyon, ne restent pas sans suite administrative".
En demandant au Recteur Debbasch de prendre cette décision, Madame Pécresse indique clairement que, sur le dossier Lyon 3, la vigilance du recteur Morvan était fondée et légitime.
Nous tenons à rappeler que sans la mobilisation de l'UNEF, d'Hippocampe et de l'association d'universitaires "Réné Cassin", il était à craindre que la situation relative à M. Guyot demeurât inéluctablement et définitivement inchangée.
Nous regrettons que les prédécesseurs de Madame Pécresse n'aient pas fait preuve de la même réactivité et nous lui donnons acte de s'inscrire ainsi pleinement dans un processus d'apaisement qui devrait permettre de tourner enfin, nous l'espérons, la page Lyon 3.
