Au cours de cet entretien, les étudiants ont pu faire part à la ministre de leurs nombreux doutes quant à l’impartialité de la décision prise par la section disciplinaire de Lyon 3 en mars dernier. C’est cette même section disciplinaire qui avait refusé de statuer sur le cas de Jean-Claude Pfeffer, condamné depuis par la justice à 3 mois de prisons avec sursis et 5000€ d’amende et suspendu pour 2 ans de ses toutes fonctions d’enseignement et de recherche par la section disciplinaire du CNESER. Ces doutes ont de toute évidence été entendu par la ministre.

Lyon 3 Point Info publie le communiqué de l’UNEF et d’Hippocampe :

Des représentants de l'UNEF Lyon et de l'association Hippocampe ont été reçus hier après midi par Madame Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, en présence du Recteur de l'Académie de Lyon, M. Roland Debbasch.

A cette occasion, cette délégation a demandé expressément que le recteur Debbasch fasse appel de la décision de la section disciplinaire du Conseil d'administration de l'Université Jean Moulin Lyon 3, présidée par le Professeur Debard, qui relaxait Gilles Guyot des fautes "d'atteinte à l'honneur et à la probité des fonctionnaires" à la suite de l'embauche de sa sœur.

Madame Pécresse a accepté de répondre à cette requête en indiquant "qu'il est de sa responsabilité de veiller à ce que des actes susceptibles de constituer un manquement grave à l'honneur et à la probité, s'ils étaient confirmés par la cour d'appel de Lyon, ne restent pas sans suite administrative".

En demandant au Recteur Debbasch de prendre cette décision, Madame Pécresse indique clairement que, sur le dossier Lyon 3, la vigilance du recteur Morvan était fondée et légitime.

Nous tenons à rappeler que sans la mobilisation de l'UNEF, d'Hippocampe et de l'association d'universitaires "Réné Cassin", il était à craindre que la situation relative à M. Guyot demeurât inéluctablement et définitivement inchangée.

Nous regrettons que les prédécesseurs de Madame Pécresse n'aient pas fait preuve de la même réactivité et nous lui donnons acte de s'inscrire ainsi pleinement dans un processus d'apaisement qui devrait permettre de tourner enfin, nous l'espérons, la page Lyon 3.