Qui veut la peau d'Alain Morvan?
Par Lyon 3 Point Info le samedi 17 mars 2007, 14:49 - Lien permanent
L’absence d’Alain Morvan a été très remarquée lors de la cérémonie de remise de la légion d’honneur à Marcel Dreyfuss. Le Recteur a visiblement dû se rendre très rapidement au Ministère de l’Education Nationale pour se voir notifier une décision de première importance…
Depuis, à Lyon la rumeur court. Gilles de Robien aurait demandé qu’il soit mis fin brutalement aux fonctions d’Alain Morvan lors du Conseil des Ministres du 21 mars prochain, à l’heure même où, hasard ou coïncidence, Jean-Claude Pfeffer comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Lyon pour abus de confiance après avoir été exclu de l’enseignement supérieur pour deux à la suite de poursuites disciplinaires initiées par… Alain Morvan.
Pour mémoire, Alain Morvan a demandé que soit saisie la section disciplinaire du Conseil d’administration de Lyon 3 à trois reprises, successivement contre un trio détonnant, Gollnisch puis Pfeffer et Guyot. Dans les deux premiers cas, il y a eu exclusion temporaire de la fonction publique. Dans le dernier cas, l’instruction suit un long long fleuve très très tranquille depuis le mois de septembre, histoire que Gilles Guyot prépare bien sa défense…
Le vice-président d’Hippocampe, Stéphane Nivet, a écrit hier au président de la République pour le mettre en garde de ce qui serait interprété comme un limogeage annoncé dans lequel le Ministre d’Etat aurait eu largement sa part de responsabilités…
Nous avons décidé de publier cette lettre.
*Lettre ouverte au Président de la République
/par Stéphane Nivet, vice président de l’association Hippocampe/
Monsieur le Président de la République
Nous avons malheureusement toutes les raisons de croire qu’il va vous être demandé par plusieurs membres de votre gouvernement de mettre fin dans un futur très proche aux fonctions de M. Alain Morvan, Recteur de l’Académie de Lyon et Chancelier des Universités.
Vous avez exhorté les Français dans votre allocution télévisée du 11 mars dernier à ne jamais « composer avec l’extrémisme, le racisme et l’antisémitisme ». C’est précisément contre cette tentation que vous avez été réélu en 2002.
Aux yeux de tous, et ce en pleine période électorale, il serait incompréhensible et choquant de mettre un terme aux fonctions d’un homme qui, à Lyon, a su incarner avec honneur et courage la lutte contre l’extrémisme et toutes les tentatives communautaristes de ceux qui, masqués ou non, s’évertuent à brader à la découpe.
Le Recteur Morvan n’a pas à rougir de son action à Lyon, bien au contraire. Nous vous rappelons qu’à l’occasion du 60ème anniversaire de la libération des camps nazis, Alain Morvan, entouré pour l’occasion de la regrettée Lucie Aubrac, a délivré aux élèves du Lycée Ampère un message de fermeté contre le négationnisme que les consciences lyonnaises n’oublieront pas de sitôt.
Dans le cas présent, vous livrer à ce qui serait immanquablement interprété comme un limogeage vous attirerait sans conteste les louanges de ceux qui à l’extrême droite, ont eu à subir les foudres déterminées du Recteur Morvan; louanges auxquelles ne manqueraient pas de s'adjoindre sans honte ceux qui ont récemment été sanctionnés, à l’initiative du Recteur Morvan, notamment par la justice disciplinaire, pour avoir confondu leurs intérêts personnels avec ceux ce l’Université lyonnaise et ainsi porté atteinte à l’honneur et à la probité de leurs fonctions.
Nous espérons que vous saurez rester ferme malgré, nous n’en doutons pas, les pressions incroyables de ceux qui depuis des mois tentent de déstabiliser le Recteur Morvan.
