Le communiqué de ce comité de soutien (dont on ne connaît d’ailleurs pas les membres) nous apprend donc que "c'est bien à sa demande que le professeur Gilles Guyot se présentera devant ses pairs de la commission de discipline" et qu’ "en ayant l'initiative de la comparution, Gilles Guyot ne subit pas l'autorité de ses pairs, il la requiert et cela consitue un acte de courage."

Mensonge éhonté !

Le décret n°92-657 du 13 juillet 1992 relatifs à la procédure disciplinaire dans les établissements publics d'enseignement supérieur est pourtant on ne peut plus clair. Il prévoit dans son article 23 que :

"Les poursuites sont engagées devant la section disciplinaire compétente :

1° Par le président ou directeur de l'établissement dans les cas prévus à l'article 3.

En cas de défaillance de l'autorité responsable, le recteur d'académie peut engager la procédure après avoir saisi cette autorité depuis au moins un mois ;

2° Par le recteur d'académie dans les cas prévus à l'article 4."

Et par personne d’autre !

Ce n’est donc qu’à la demande du président de l’Université Jean Moulin Lyon 3 ou du recteur de l’académie de Lyon que Gilles Guyot peut-être traduit devant la section disciplinaire de notre université.

Et Gilles Guyot n’est ni président, ni recteur !

Guy Lavorel a donc saisi le 26 octobre dernier la section disciplinaire de notre université au moyen d’une lettre qu’il a adressé à son président, le professeur Thierry Debard. Et ce, un peu moins d’un mois après avoir été saisi par le recteur d’Académie, Alain Morvan.

Si courage il faut saluer, c'est donc bien celui du recteur, et non celui de Gilles Guyot!

Voilà ce que l'on appelle "rétablir l'exactitude des faits".