Après le Recteur et l'UNEF, Gilles Guyot demande sa traduction devant la section disciplinaire de l'Université Lyon 3
Par Lyon 3 Point Info le lundi 9 octobre 2006, 15:47 - Procédures Disciplinaires - Lien permanent
Un Maître de Conférences accusé d'abus de confiance qui demande à être relevé de certaines de ses missions, un Professeur des Universités reconnu coupable de prise illégale d'intérêt qui réclame la saisine de la section disciplinaire à son encontre...
Guy Lavorel aurait-il délégué une partie de ses prérogatives aux enseignants accusés?
Force est de reconnaître que nous avons été plus que surpris en apprenant que Gilles Guyot avait demandé à Guy Lavorel de saisir la section disciplinaire de notre Université.
Cette demande intervenant quelques jours à peine après la réception par Guy Lavorel d’un courrier du Recteur lui demandant de saisir la section disciplinaire à l’encontre de Gilles Guyot, nous avons immédiatement douté de la sincérité de la démarche du directeur de l’IAE.
Nous avons donc voulu découvrir comprendre pourquoi Gilles Guyot avait décidé de se ranger derrières les demandes du Recteur Morvan et des associations étudiantes indépendantes et progressistes.
Et après bien des séances de brainstorming, de nuits blanches et d’équations très complexes, voici le raisonnement probablement adopté par Gilles Guyot et Guy Lavorel:
- L'attitude adoptée par Guy Lavorel dans cette affaire n'est plus tenable ; lui et ses proches en ont conscience, il ne peut plus refuser de saisir la section disciplinaire ; surtout après le récent courrier du Recteur ;
- En saisissant la section disciplinaire, Guy Lavorel risque de donner l'impression qu'il cède aux pressions du Recteur et de l'UNEF, ce à quoi il ne peut se résoudre ;
- Cette demande de Gilles Guyot permet à Guy Lavorel de saisir la section disciplinaire en tentant de faire croire que c'est à cette demande, et à elle seule, que Guy Lavorel donne une suite favorable ;
Mais finalement, ce qui compte dans cette affaire, c’est bien que Gilles Guyot soit traduit devant la section disciplinaire de notre Université. Et personne ne sera suffisamment stupide pour ne pas reconnaître le rôle du Recteur et de l’UNEF dans cette saisine.
Maintenant, il ne reste plus qu'à espérer que Guy Lavorel saisisse effectivement la section disciplinaire (dans le cas contraire, le Recteur pourra directement la saisir) et que cette dernière statue en toute indépendance (dans le cas contraire, le Recteur pourra faire appel de la décision devant le CNESER).
