Guy Lavorel au pays du grand complot
Par Lyon 3 Point Info le vendredi 22 septembre 2006, 12:36 - Lien permanent
Pendant que les journalistes découvraient le communiqué de la présidence de Lyon 3 annonçant la demande de Jean-Claude Pfeffer d'être relevé de ses missions aux service des relations internationales de notre Université, les personnels de Lyon 3 recevaient de leur président un message au contenu bien différent. Au menu de ce ramassis fangeux: attaques et diffamation à l'encontre des associations étudiantes, de la presse, théorie du complot, soutien sans faille à Gilles Guyot. Le tout dans une prose qui n’est pas sans rappeler celle, nauséabonde, d’organes de presse et d’auteurs violemment anti-démocratiques et anti-républicains…
On a évidemment du mal à croire que ce brûlot ait été rédigé par Guy Lavorel.
Afin de vous laisser juger, Lyon 3 Point Info reproduit ci dessous ce message.
Lyon, le 21 septembre 2006
Message de Guy LAVOREL
Président de l’Université Jean Moulin Lyon3
Conformément à ce qui avait été dénoncé par le rapport Rousso, des associations reprennent leurs chasses aux sorcières en accumulant les communiqués ou les tracts délateurs adressés aux nouveaux étudiants, et en abreuvant continuellement les personnels de courriels aux invectives multiples et peu variées, sans craindre nullement d’usurper le sigle Université Jean Moulin, malgré l’exacerbation des récepteurs. Bien plus, ces redresseurs de tort, ayant sans nul doute à leur disposition une grande compétence juridique, affichent des procédés d’un autre âge, en devançant les décisions de justice, avant qu’une décision définitive ait été prononcée. Sans donc respecter la présomption d’innocence, ils établissent leurs exigences et les démarches à suivre, fustigeant ceux qui ne se plient pas à leurs vénérables volontés.
Défiant même la moindre dignité, ils affichent sans vergogne leurs objectifs, à savoir, au-delà de la volonté de déstabiliser l’Université, promouvoir et établir un candidat futur, sans faute ou sans faille, sauveur bienvenu de l’institution…
De tels procédés, qui n’en sont certainement pas à leur ultime action, ne trompent personne sur les intentions qui les animent. Il convient toutefois, pour que chacun puisse se faire sa propre opinion, de donner les indications suivantes :
- la Présidence s’est montrée et restera attentive à toutes les actions de justice passées, en cours ou à venir, que les accusés soient ses pairs, ses étudiants ou leurs associations, ou des extérieurs, quand elles concernent la vie de l’établissement ;
- contrairement à ce qui a été annoncé, puis retransmis par des médias, après consultation par la Présidence des services compétents, M. Guyot ne fait à cette heure (mercredi 20/09/2006 18H) l’objet d’aucune nouvelle procédure déclarée, pas plus qu’il n’a annoncé sa volonté d’être de nouveau candidat ; il y a donc là des assertions orientées inadmissibles ;
- la Présidence a déjà communiqué sur les qualités d’enseignant et les compétences de M. Guyot, appréciées en de nombreux lieux, et elle n’a pas l’intention de s’en priver ;
- alors que chacun semble étaler cette nouvelle, la citation de M. Pfeffer n’a jamais été communiquée au Président ; c’est l’intéressé qui en a informé ce dernier tout récemment, en lui demandant, afin de pouvoir mieux assurer sa défense, d’être déchargé provisoirement de sa mission, ce qui a été accepté.
Soucieuse que la justice soit rendue sans que soient exercées des pressions de quelque origine que ce soit, la Présidence ne cèdera pas à des intimidations qui certes se multiplieront encore à qui mieux mieux. En tout état de cause, elle dénonce, par-delà les amalgames continuels, une cabale manifestement et ouvertement organisée (il suffit de remarquer que plusieurs procédures sont annoncées dans une seule journée…).
La Présidence tient à rappeler, n’en déplaise aux détracteurs de tout poil, que l’Université Jean Moulin obtient d’excellents résultats, qui lui valent de nombreux compliments ou visites, notamment d’autorités incontestables, françaises ou étrangères, lesquelles reconnaissent pleinement l’investissement de ses responsables, la qualité de ses offres et le dévouement de ses personnels. On pourra aisément en voir des exemples en cette période….
Enfin, la Présidence rappelle que l’Université prépare actuellement un nouveau contrat et que c’est cet enjeu national et international qui est primordial. L’objectif ne saurait être atteint pleinement avec ces querelles stériles et ressassées, au moment où se jouent les prémices de mutualisations avec des institutions lyonnaises.
La Présidence appelle donc à une démocratie sans démagogie, à un engagement sans parti pris, à la construction d’une université qui sait voir ses qualités et ses valeurs, sans perpétuellement subir les plaintes réitérées de détracteurs patentés.
