Guyot cité à comparaître: les associations étudiantes progressistes et indépendantes réagissent!
Par Lyon 3 Point Info le vendredi 15 septembre 2006, 10:26 - Justice - Lien permanent
A peine les nouveaux ennuis judiciaires de Gilles Guyot révélés par la presse, les associations étudiantes progressistes et indépendantes de Lyon 3 (l'UNEF, l'UEJF et Hippocampe, quoi) ont réagi. Voici leur communiqué de presse.
Lyon 3 : Tolérance zéro
Communiqué de presse Hippocampe – UNEF – UEJF
14 septembre 2006
Nos associations sont consternées d'apprendre que, pour la deuxième fois en moins d'un an, le Professeur de classe exceptionnelle 2ème échelon Gilles Guyot est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel de Lyon pour des accusations relevant du manquement au devoir de probité inhérent aux dépositaires de l'autorité publique (Titre 3, chapitre 2, section 3 du Nouveau Code Pénal).
Eu égard à l'attitude qu'il a eu lors de la première condamnation à 4 mois de prison avec sursis et à 10 000 euros d'amende de Gilles Guyot pour prise illégale d'intérêts par le Tribunal correctionnel de Lyon le 7 avril 2006 (actuellement pendante devant la Cour d'Appel de Lyon), le Président Lavorel ne dispose visiblement d'aucune capacité à agir face à son prédécesseur. Toutefois, mais sans aucune illusion, nous demandons au Président Lavorel de donner enfin des gages de sa volonté de faire la lumière sur ces affaires qui donnent de notre université une image déplorable et ridicule. Par conséquent, nous lui demandons :
- de saisir sans délai la section disciplinaire de l'Université Jean Moulin à l'encontre de Gilles Guyot dans le cadre des affaires qui donnent actuellement lieu à des développement en matière pénale.
- pour préserver la sérénité au sein de notre Université, d'interdire l'accès des locaux de l'Université Jean Moulin au Professeur Gilles Guyot et de suspendre ses enseignements à titre conservatoire jusqu'à ce que des décisions définitives aient été prononcées sur le plan pénal et sur le plan disciplinaire (article 7, alinéa 1 et 2 du décret 85-957 du 31 juillet 1985 modifié relatif à l'ordre dans les enceintes et locaux des établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel.
- de décharger Gilles Guyot de toutes les missions confiées par la présidence de l'Université.
De surcroît, nous demandons à Monsieur Gilles de Robien, Ministre de // l'Éducation Nationale, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, de saisir dans les plus brefs délais la Cour de discipline budgétaire et financière afin d'établir ou non la responsabilité de Gilles Guyot telle qu'elle est prévue par les textes régissant cette juridiction (loi n° 48-1948 du 25 septembre 1948).
Par ailleurs, afin que tous les intérêts soient défendus dans cette affaire, nous appelons les entreprises qui se sentiraient lésées par les faits reprochés par le parquet à Gilles Guyot à se constituer partie civile.
De plus, nous demandons au Président Lavorel de prendre les mêmes mesures conservatoires que celles préconisées dans le cas Guyot à l'encontre de Monsieur Jean-Claude Pfeffer, cité à comparaître devant la 7ème chambre du Tribunal correctionnel de Lyon le 6 novembre prochain pour abus de confiance.
In fine, à travers l'attitude adoptée par Lyon 3 depuis la publication du rapport de la Chambre régionale des Comptes, l'actuelle équipe dirigeante a montré son incapacité à réagir face aux affaires graves qui mettent en péril la crédibilité de notre université.
Nous appelons l'ensemble de la communauté universitaire à en tirer les évidentes conclusions, qui d'ailleurs s'imposeront d'elles-mêmes, lors de l'élection du successeur de Guy Lavorel.
L'Université Jean Moulin a incontestablement besoin d'un président de rupture. //
