Cette décsiion fait suite à la contestaion par To Mai Nguyen et Huguette Proulx du classement sans suite d'une plainte pour Abus de confiance déposée contre Jean-Claude Pfeffer.

La plainte déposée par cette étudiante vietnamienne et sa "marraine" porte sur le présumé détournement par l’enseignant d’un chèque de 34444 francs correspondant aux frais d’inscriptions de l’étudiante en Diplôme d’Etudes Universitaires Francophones.

Ce chèque aurait été encaissé sur le compte personnel de l’enseignant le 8 décembre 2000. Ce n’est que suite à l’intervention de l’agent comptable de l’Université que Jean-Claude PFEFFER aurait restitué cette somme le 28 mai 2001.

La décision du parquet sonne comme un désaveu cinglant pour la direction de l'Université Jean Moulin Lyon 3. En effet, Guy Lavorel s'est toujours refusé à saisir la section disciplinaire de notre université afin qu'elle statue sur le cas Pfeffer, prétextant qui l'absence d'éléments (le parquet semble décidément mieux informé que Guy Lavorel de ce qui se passe à Lyon 3), qui le classement sans suite.

Il aura fallu l'intervention du Recteur Morvan pour que Jean Claude Pfeffer soit enfin traduit devant la section disciplinaire de notre université. Traduit, mais pas jugé, la section disciplinaire de Lyon 3 décidant de surseoir à statuer jusqu'à la fin de l'enquête de police, qui semble-t-il était déjà terminée lors de la décision.

Cette affaire, et on ne peut que s'en féliciter, est maintenant entre les mains de la justice et du CNESER.

Nous sommes néanmoins en droit de nous interroger sur l’attitude de Gilles Guyot, président de l’Université à l’époque des faits. Celui-ci a en effet été informé du détournement par un courrier de l’agent comptable en date du 28 mai 2001. Gilles Guyot n’a effectué aucun signalement à la justice de ce détournement scandaleux qui a privé, pendant près d’une année, la victime de Jean-Claude Pfeffer de tous les droits liés à son statut estudiantin (pas de carte d’étudiants, pas de sécurité sociale…). Il n’a à aucun moment saisi la section disciplinaire de notre université à l’encontre de son « ami de 30 ans », Jean-Claude Pfeffer.

Pire, un témoin rapporte que Claude Marsot, Secrétaire Général de l’Université, a tenté à travers lui, de dissuader l’étudiante et sa marraine de déposer plainte.