Lyon 3 Point Info

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dimanche 27 janvier 2008

Justice: la saga Guyot continue

« La justice, c'est comme la Sainte Vierge. Si elle n'apparaît pas de temps en temps, le doute s'installe. » Michel Audiard.

En l'occurrence, la prochaine apparition – de la Justice pas de la Vierge – aura lieu mercredi 30 janvier à 9 heures, Urbi et Orbi, à l'occasion de la comparution de l'illustrissime Gilles Guyot, ancien président de Lyon 3, chevalier de la Légion d'Honneur (merci Raymond Barre), fan de Michel Sardou et, à l'instar de Nicolas Sarkozy, des mocassins à glands, pour, excusez du peu, faux en écriture publique, prise illégale d'intérêts et délit de favoritisme dans l'octroi de marchés publics.

Actuellement en Inde où il s'est tapé l'incruste dans la délégation de Valérie Pécresse avec l'autorisation de … personne, nous espérons qu'il rentrera dans les délais pour comparaître devant ses juges. Chacun se demande déjà si Claude Marsot aura pris une RTT au Conseil Général du Rhône pour venir soutenir son mentor, son guide, sa boussole, le nautonier de son Bateau Ivre.

Souhaitons que dans ces affaires, le glaive de la Justice n'ait pas de fourreau.

samedi 26 janvier 2008

Le Bonnet pour les Nuls. Guide à l'usage des indécis.

Dans sa profession de foi apologétique, Jacques Bonnet s'est rêvé défenseur du pluralisme et gardien des libertés face à de pernicieuses dérives autoritaires dont on se demande bien d'où elles pourraient bien venir …

Une telle prise de position pourrait presque faire figure d'apostasie au regard du parcours de l'intéressé qui a collectionné les vices-présidences et autres doyennats comme le Docteur Queuille le faisait avec les maroquins.

Car confier à Jacques Bonnet la défense du pluralisme reviendrait mutatis mutandis à confier à un Bourvil complètement schlass la promotion de l'eau ferrugineuse. En effet, derrière sa légendaire imitation du sourire de Charles Trenet, notre Bébé Cadum 1950 a une vision très étriquée de la diversité politique.

En 1990, Pierre Vidal-Naquet, pourfendeur du négationnisme et directeur d'Etudes à l'EHESS, s'est vu refuser l'accès à Lyon 3 par M. Bonnet himself au motif qu'il aurait « insulté » Lyon 3 à l'occasion de l'affaire Notin. Voici quelques lignes de la réponse de Pierre Vidal-Naquet à M. Bonnet : « Mon cher collègue, vous-même et le président de l'Université avez jeté l'interdit sur ma présence dans les locaux de Lyon-III le 22 novembre prochain. Voilà un magnifique exemple de la façon dont vous promouvez la liberté d'expression universitaire, dont vous faisiez un si bel éloge dans votre lettre du 20 octobre ».

Le pluralisme ? Bonnet est croyant mais visiblement pas pratiquant. Et après l'apostat, le relaps n'est jamais très loin.

jeudi 24 janvier 2008

Lyon 3, plus jamais ça : Bonnet Brun et Brun Bonnet …

Lyon 3 Point Info s'est procuré la profession de foi de la liste "Jean Moulin Renouveau" emmenée par Hugues Fulchiron et celle de la liste "Lyon 3 toujours" conduite par Jacques Bonnet. Petite analyse de cette dernière...

Le pire n'est jamais décevant. Les tenanciers de la liste « Lyon 3 toujours » candidate au Conseil d'administration de ladite université en sont la preuve irréfutable. Les observateurs tatillons remarqueront au débotté et avec Sigmund Freud que le nom de Jean Moulin a disparu de cette épopée wagnérienne. Car c'est bien Lyon 3 qu'on veut défendre. Jean Moulin, c'est décoratif et superfétatoire.

« C'était mieux avant ! ». La profession de foi de Lyon 3 for ever, aux accents cabreliens mêlés de neurasthénie et de nostalgie, est un long et douloureux plaidoyer en faveur d'un retour en arrière, façon Restauration des Bourbons. Sous couvert « d'une conception libérale de la vie intellectuelle », les colistiers de Jacques Bonnet – Laudator temporis acti dont la paranoïa anti-syndicale est toujours fervente – nourrissent en réalité de duveteux rêves conservateurs. Tellement conservateur que des esprits futiles auraient déjà surnommé cette liste E 200, du nom de l'anhydride sulfureux – il va s'en dire -, un conservateur puissant qu'on ajoute aux vins et spiritueux.

Dérive autoritaire ! Nos fiers prétendants nous assurent même de « contrôler les risques de dérive autoritaire ». Je pouffe. C'est bien connu, après l'Empire autoritaire, voici venu le temps de l'Empire libéral. Après le 2 décembre, voici le droit syndical. Après Rouher, Ollivier. Mais après Solférino, Sedan. Le lecteur observera à cet instant une minute de silence à la mémoire de Claude Marsot qui, à peine retourné à ses premières amours départementales – enfin, tant qu'il existe encore des départements – se voit ainsi lâchement trahi par un programme aussi libertaire.

Lyon 3 éternelle, celle « qui ne ment pas » comme disait l'autre, n'est évidemment  « inféodée à aucun parti ». A ce titre, les mémoires du CNESER n'oublieront pas de si tôt la magnifique oraison prononcée par Jacques Goudet – le père nourricier et putatif du présent lignage – pour la défense de Bruno Gollnisch et en faveur de l'apolitisme à l'Université. Il fallait voir la scène. Un vrai Greuze ! Même Gollnisch a écrasé une petite larme. Car il faut dire qu'en la matière, nos amis sont à peu de choses près à l'apolitisme ce que Nicolas Sarkozy est à la laïcité : de vrais croisés ! Et avec une ardeur messianique, les candidats de promettre « une université respectueuse du pluralisme ». Il y aussi des poissons volants, mais, comme disait Audiard, « ils ne constituent pas la majorité du genre ».

Mai 68 Revival. Quoiqu'ils s'en défendent, les partisans de Lyon 3 éternelle, mi-lisse et mythifiée, se sont appropriés les topoi de Mai 68. Finalement, Guy Lavorel président, c'était une forme très lyonnaise de l'imagination au pouvoir, chaque prise de parole dudit président baignant toujours dans une atmosphère poétique éthérée, toujours désireux de vous démontrer à travers un dédale de circonvolutions syntaxiques interminables qu'un « paradoxe n'est pas toujours une fausseté ». Et surtout les 350 000 euros de frais de bouche sont une concrétisation gastronomique du célèbre « Jouissez sans entraves ». Le non moins célèbre « le mandarin est en vous » aurait trouvé une juste place sur les murs du bureau d'un ancien président de Lyon 3 actuellement en goguette en Inde. Décidément, ceux qui n'ont pas connu Lyon 3 avant 2007 ne savent pas ce qu'est la douceur de vivre

Poujade est vivant ! Stimulant les plus bas instincts du corps professoral, nos colistiers tentent même d'agiter le chiffon rouge du parti de l'étranger et la complainte moisie du « gros » qui écrase le « petit », du gigantisme assassin des petites gens évidemment incarné par le PRES. Pour résumer, une vision boutiquière, clochemerlesque, rance, faisandée et momifiée de l'Université.

Il faut se résigner à leur dire. Le Mur de Berlin est tombé. L'Université de Papa Goudet n'est plus.

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