Lyon 3 Point Info

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mercredi 6 février 2008

Schizophrénie version 2.0

Dans leur profession de foi, les candidats des listes « Vos Assos » (Corpo Lyon 3, AE2L, BDE MSG) sont à nouveau pris de schizophrénie.

Après s’être attribué honteusement la remise en place des rattrapages en fin d'annéee (alors même qu’ils avaient validé leur suppression le 14 janvier 2003), voici que nos rois de la mauvaise foi font de la remise en place de la compensation annuelle un objectif de leurs futurs élus.

En oubliant une fois de plus de signaler aux étudiants que les élus "Vos Assos" ont été les complices de la suppression de la compensation annuelle en validant les nouveaux régimes d’examens le… 14 janvier 2003.

Les professions de foi des listes ADELY, UNEF, VOS ASSOS et UNI sont disponibles sur le site de l'Université Jean Moulin Lyon-III.

lundi 4 février 2008

Rattrapages en fin d'année: la schizophrénie des élus "Vos Assos"

Alors que la campagne pour l'élection des représentants étudiants dans les conseils centraux de notre université démarre à peine, certains ont déjà revêtu le costume de la mauvaise foi.

Il est ainsi très drôle de lire sur les tracts ou les sites internet que les élus des listes «Vos Assos» (Corpo Lyon-III, AE2L, BDE MSG et ADEC) ont obtenu, seuls, la remise en place des rattrapages en fin d'année. Très drôle car ces mêmes élus (ou du moins leurs prédécesseurs) avaient été les complices de leur suppression.

Souvenez-vous, c'était lors du Conseil d'Administration du 14 janvier 2003. Ce jour là, les nouvelles modalités de contrôle des connaissances (réforme LMD), prévoyant notamment la suppression de la compensation annuelle et des rattrapages en fin d'année, sont validées par l'ensemble des élus étudiants à l'exception de ceux de l'UNEF (5 votes contre).

Pendant les quatre années qui ont suivi, les élus Corpo Lyon 3 et AE2L se sont prononcés pour la quasi totalité des régimes d'examens (sans compensation annuelle, ni rattrapages en fin d'année).

Et lorsque, sous la pression des élus UNEF mais aussi sous celle du bon sens, le président Guy Lavorel décide l’année dernière de remettre en place les rattrapages en fin d'année, les élus «Vos Assos»  découvrent tout-à-coup leurs vertus et, comme à leur habitude, soutiennent le projet du président. Projet qui d’ailleurs ne prévoyait toujours pas la compensation annuelle.

Pour résumé, quand Lavorel supprime les rattrapages en fin d'année, les élus «Vos Assos» le soutiennent. Et lorsqu'il les remet en place, les élus «Vos Assos»... le soutiennent ! L'essentiel étant, semble-t-il, de soutenir Guy Lavorel. Et les étudiants?

vendredi 1 février 2008

Buffet froid : Grande bouffe et petite sœur

La Cour d'Appel de Lyon examinait mercredi 30 janvier deux appels formés par Gilles Guyot, ancien président de notre Université et, à ce titre, jadis grand ordonnateur de toutes choses, et notamment du budget, entre 1997 et 2002.

Deux délits potentiels sont reprochés à Sa Sainteté: le délit de favoritisme dans l'octroi de marchés publics et la prise illégale d'intérêt.

Retour sur une audience roborative, avec fromage et dessert, bonne chère et mauvaise foi.

Grand train, petits fours et libations.  La prodigalité de Lyon 3 en matière de bouffetance et autres largesses alambiquées semble étonner le tribunal. En guise d'amuse-bouche, Gilles Guyot souhaite expliquer à la Cour le niveau élyséen des dépenses gastronomico-spiritueuses de Lyon 3 entre 1999 et 2002. Il a donné une « dimension planétaire », Urbi et Orbi, à Lyon 3. En bon Amphitryon, il a mis les petits plats dans les grands pour recevoir aussi bien qu'on l'avait reçu all over the world. Et le prévenu de conclure que lui-même y a peu goûté, qu'il n'est pas le suppôt de Bacchus qu'on aurait pu soupçonner derrière les 1300 euros par jour ouvrable consacrés par Lyon 3 à la boustifaille, qu'il n'est pas le dipsomane qu'on aurait pu entrevoir derrière les milliers euros de picrate. Le président l'interrompt et met fin à cette auto-psychanalyse sous-ventrière qui dépassait dans les grandes largeurs les termes de la prévention.

Confiteor. Quant aux règles de passation des marchés publics en la matière, l'objet même du délit présumé, il confesse, lui le professeur de gestion de classe mondiale comme on l'a vu mais aussi de classe exceptionnelle, avoir méconnu le Code des marchés publics, n'étant pas juriste. Sans compter que le passage à l'euro en 2002 aurait fait buggé l'ordonnateur budgétaire. Tout le monde pouffe. Sans rougir, l'appelant, toute honte bue – et pour cause - conclue même que le recteur-chancelier n'a jamais rien trouvé à redire à ces dépenses nababéennes et que son représentant siégeait au Conseil d'administration de Lyon 3. Voilà donc que notre universitaire autonomiste tendance canal-historique se transforme en apologiste préretraité de la tutelle des universités par leur Chancelier. L'argument a failli porter mais il se trouve que le recteur en question était Alain Morvan et qu'il n'a jamais fait mystère, dès qu'il en a eu connaissance, d'immenses réserves – et j'euphémise ! – quant à la gestion noceuse de Lyon 3.

Absoute. Parole à l'accusation. L'avocat général recentre le débat. M. Guyot n'est ni simplet, ni gribouille. Il est docteur en gestion, membre du Conseil d'administration de Lyon 3 depuis 1973, directeur de l'IAE. Tout sauf un perdreau de l'année. , L'avocat général stigmatise une volonté de dissimuler « des actes occultes manifestés par le rapport de la Chambre régionale des Comptes ». Pour continuer à traiter de gré à gré avec les prestataires de bonne chère et pour éviter d'atteindre le seuil des marchés publics, M. Guyot « saucissonne, émiette, émince, en coupe réglée » l'addition, histoire de dépoivrer la douloureuse, d'évaporer la gueule de bois.

Sacrifice propitiatoire. En guise de dessert de cette matinée rabelaisienne, une victime expiatoire : Guy Lavorel. La solitude sur le banc des prévenus semblait peser à Gilles Guyot. A plusieurs reprises, il insiste, jaloux : « Lavorel a eu de la chance. Lui, on ne lui a rien dit » et son avocat d'enfoncer le clou «  En réquisitionnant l'agent comptable à 104 reprises pour des frais de bouche. M. Lavorel s'est assis à 104 reprises sur le respect du seuil, violant la loi à 104 reprises et pourtant il n'a pas été poursuivi ».

Une fine pour la route. Cette matinée n'aurait pas été complète sans une conclusion pagnolesque :

- Le Président : « Quand même, Monsieur Guyot, passer des marchés dans ces conditions ! Tout de même, on n'est pas à Marseille ! »

- Gilles Guyot : « Vous savez, Lyon, c'est Midi moins le quart ! ».

Addition le 27 février prochain.


« Pour toi je vibre, ô, ma sœur ! »

Ascensoeur social. Gilles guyot a signé en 2002, à l'extrême fi de sa présidence et à l'extrême début de celle de Guy Lavorel, on ne sait plus trop, le contrat d'embauche de sa sœur. N'ayant plus d'activité principale, Mademoiselle Geneviève Guyot ne pouvait plus prétendre à quelques vacations. Grâce à cette glissade contractuelle, la bien nommée pouvait encore enseigner à Lyon 3.

Hors sujet. Gilles Guyot a fourni une défense qui, comme c'était la coutume à Lyon 3, était alambiquée. Il confesse avoir été imprudent, ne pas être assez méfiant, trop volontariste. Il a voulu « dépanner » Guy Lavorel qui avait refusé de signer le contrat. Un excès de confiance en somme. Et puis il glisse, il s'épanche, il transpire : « Et puis, dans l'Université, qu'on le veuille ou non, comme l'a dit Madame Demichel en première instance, il y a toujours des personnes de la même famille ». A Lyon 3, pendant longtemps, l'annuaire des services a d'ailleurs fait office d'arbre généalogique. Pour sa défense, il tient à rappeler que sa soeur est très très compétente et que les étudiants n'ont pas eu à souffrir de ces enseignements. Le Président lui rétorque que ce n'est pas le problème, la Cour d'Appel n'est pas une commission de spécialiste. Que ladite Geneviève soit nullissime ou nobélisable, là n'est pas la question même si tout le monde connaît la réponse. La question est de savoir pourquoi il a, lui le frère président, signé le contrat de cadette. Face à ce fatras d'explications confusément distillées, le Président conclue : « M. Guyot, savez-vous ce que signifie le mot NEPOTISME ? ». Et Guyot de répondre, penaud : « Oui, j'ai fait du latin ».

Amerthune. Le réquisitoire est impeccable. L'avocat général soulève un point important : le doute quant à la publication du poste visé montre qu'il s'agissait bien d'un mode de recrutement occulte. En définitive, les choses doivent être claires : « S'il est fonctionnaire, un frère n'embauche pas sas sœur. Et c'est un bienfait et un progrès pour la fonction publique. Vous ne semblez pas réaliser que la prise illégale d'intérêt touche tous les fonctionnaires. Vous ne deviez surtout pas signer ce contrat. C'est aussi simple, biblique, que cela ». Les yeux baissés vers ses mocassins à gland et contemplant son magnifique couvre-chef texan, Gilles Guyot accuse le coup. Le parquet demande la confirmation de la peine. Retour au terminus des prétentieux.

Verdict le 27 février.

 

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