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Election Présidentielle

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jeudi 28 juin 2007

Guy Lavorel reporte sine die l'élection de son successeur

Coup d’état universitaire à Lyon-III ?

Du moins, ça y ressemble. Guy Lavorel, président intercontinental de notre université, vient de reporter sine die l’élection de son successeur.

Dans un courrier adressé aux membres des conseils centraux, Guy Lavorel tente maladroitement de justifier cette décision en invoquant des discussions avec ses pairs autour de l’avant projet de loi sur l’autonomie des universités.

Mais personne n’est dupe, tout le monde à bien compris que plus qu’une situation juridique complexe, c’est bien l’alternance à Lyon 3 que Guy Lavorel et son clan tentent d’empêcher.

A moins que cette décision n’ait pour seul objet que de lui laisser le temps d’utiliser les nombreux miles qu’il a cumulés au cours de son mandat. Ce qui serait vraiment mesquin !

L’UNEF et Hippocampe n’ont pas tardée à réagir. Lyon 3 Point Info publie leur communiqué.

Appel à la mobilisation

UNEF- Hippocampe

L’élection confisquée : 18 brumaire à Lyon 3


Nous avons appris que par un coup de force inédit dans l’histoire de l’Université française, le Président Lavorel avait décidé de reporter sine die l’élection de son successeur prévue le 3 juillet prochain. Sans doute vivement conseillé comme à l’accoutumée par le quarteron qui l’entoure étroitement, il a interrompu sans aucune concertation le processus électoral qu’il avait lui-même enclenché en convoquant les membres des trois conseils de l’Université.

Cette décision, fondée sur des arguties juridico-politiques incompréhensibles et sur des bruits de couloir entourant les éventuelles dispositions d’une loi encore embryonnaire, est une insulte faite aux représentants élus des conseils centraux de l’Université. D’ailleurs, les éléments sur lesquels M. Lavorel tente de s’appuyer sont connus depuis plusieurs semaines et il paraît étonnant de s’en servir aussi tardivement, dans la précipitation et la panique, et ce à quelques jours du scrutin.

Il s’agit ni plus ni moins d’une grossière manœuvre dilatoire, digne d’une République bananière, visant à « sauver les meubles » et à empêcher l’alternance à l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Si M Lavorel souhaite que les discussions actuelles sur la réforme des universités ne remettent pas en cause l’élection de son successeur, une solution simple, salutaire et définitive s’impose à lui : la démission sans délai. Le nouveau président ainsi élu ne serait pas touché par les possibles changements générés par la loi sur l’autonomie des universités.

A six jours de la date initialement prévue pour cette élection, nous appelons la communauté universitaire et l’ensemble des citoyens à réagir et à s’insurger contre ce véritable déni de démocratie qui achève de compromettre l’image et la réputation de notre université et illustre  encore une fois les pratiques claniques de gouvernance de l’équipe sortante.

M. Lavorel a décidé de prendre aujourd’hui une mesure autoritaire d’exception. L’Histoire a démontré que les lois d’exception étaient rarement animées par un souci de transparence et de démocratie.

De facto, après les différents errements connus dans les affaires Gollnisch, Pfeffer, et Guyot, la présence de Guy Lavorel à la tête de l’Université Jean Moulin Lyon 3 n’est plus acceptable.Il doit aujourd’hui se soumettre ou se démettre.

Nous demandons à Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de tirer les conséquences de ce pronunciamiento universitaire en plaçant immédiatement notre université sous la tutelle du Recteur de l’Académie de Lyon et en faisant procéder à la nomination d’un administrateur provisoire et indépendant chargé de l’organisation de l’élection d’un nouveau président de l’Université Jean Moulin Lyon 3.

Dans la situation actuelle, l’Université Lyon 3 risque d’être encore plus isolée au sein de la communauté universitaire notamment auprès des autres membres du PRES qui doivent s’interroger sur cette situation insupportable qui ne manquera pas de marginaliser Lyon 3 durant des mois au sein de cette institution.

Nous appelons l’ensemble des personnels et usagers de Lyon 3 à saisir le juge administratif d’un référé suspension accompagné d’un recours en annulation pour excès de pouvoir contre la décision de M. Lavorel.

Aujourd’hui le droit doit reprendre l’initiative à Lyon 3 sur l’improvisation et les manoeuvres décidées en catimini et à la sauvette visant à conserver la présidence de l’Université à tout prix.

mardi 26 juin 2007

Voter Christian Philip, c'est voter Gilles Guyot!

Alors que la candidature de Christian Philip à la présidence de notre Université tarde à devenir officielle, un appel aux personnels de Lyon 3 circule sur internet.

Lyon 3 Point Info relaie cet appel :

 

Appel aux personnels de Lyon 3

Voter Philip, c’est voter Guyot

 

Christian Philip, le candidat de la continuité à Lyon 3.

Christian Philip semble avoir décidé de présenter sa candidature à Lyon 3.

Cette candidature ne correspond pas aux attentes d’une université moderne et rénovée pour plusieurs raisons :


- Après les déboires politiques de M. Philip, l’Université Lyon-III fait figure de lot de consolation négocié avec on ne sait qui. L’Université Jean Moulin mérite mieux qu’un président venu à sa tête par dépit. Les étudiants, les personnels enseignants et administratifs n’ont pas à subir les conséquences des errements de la carrière politique de M. Philip qui se répand en amertume dans les médias.

- M. Philip vient d’être nommé « représentant personnel du président de la République pour la francophonie ». A ce titre, son élection à la présidence de l’Université risquerait de provoquer un cumul de fonctions insupportable à l’heure où la réforme des universités requiert de ceux qui vont présider à leurs destinées de le faire à plein temps. Par ailleurs, dans un contexte d’élargissement d’autonomie des Universités, exercer ses fonctions à l’Elysée et à Lyon 3 serait assurément perçu comme une tutelle inacceptable visant à mettre sur Lyon 3 l’éteignoir de l’exécutif.

- Madame Pécresse a assuré à des représentants étudiants qu’elle veillerait à ce que la page de Lyon 3 soit tournée. Il serait dommageable de briser cet élan par l’élection d’un homme qui risque de briller par son immobilisme.

- M. Philip, au-delà de son étiquette politique, est perçu dans l’opinion comme un « politique ». L’Université Jean Moulin a plus que jamais aujourd’hui besoin d’un président indépendant d’intérêts politiques extérieurs aux besoins des étudiants, des personnels administratifs et des enseignants.

- Visiblement soutenu par l’équipe sortante, M. Philip risque, une fois élu, de ne pas changer de secrétaire général de l’Université. Les personnels administratifs et les enseignants vivront très mal le maintien de M. Marsot à ses fonctions dont chacun connaît la responsabilité éminente dans la gestion actuelle de l’Université.

 

Si M Philip désire maintenir sa candidature à la présidence de l’Université, il doit prendre les engagements suivants afin de ne tromper personne sur ses motivations :

- condamner publiquement la gestion calamiteuse de l’Université par l’équipe sortante notamment marquée par les affaires Pfeffer, Guyot

- assurer que le secrétaire général ne sera pas renouvelé dans ses fonctions

- démissionner de ses fonctions à l’Elysée

- s’engager à terminer son mandat et à n’en briguer aucun autre pendant la durée de celui-ci.

mercredi 20 juin 2007

Lyon 3...ème choix de Christian Philip

Dépité en disponibilité

A la loterie des déculottées électorales, l’Université Lyon 3 sera-t-elle le lot de consolation de Christian Philip ? En tout cas, depuis hier, les rumeurs vont bon train à Lyon-III. Christian Philip serait candidat à la présidence de l’Université Jean Moulin contre le doyen Fulchiron.

L'homme, qui s'est illustré pour son sens inné de la négociation politique en acceptant de céder sa place à l'assemblé nationale contre... un strapontin chez Fillon, enseigne le droit européen à Lyon 3 depuis plusieurs années. Habile, nous ne doutons pas qu’il aura dû faire, comme face à Perben, quelques minimes concessions à l’équipe sortante pour assurer ses arrières : Gilles Guyot recteur d’académie…, Jean-Claude Pfeffer chevalier de la Légion d’Honneur, Claude Marsot préfet et Jean-Paul Joubert conseiller auprès de Sarkozy sur la désoixantehuitisation de la France…

Gageons qu'avec Christian Philip, les intérêts de notre université seront aussi bien défendus que ne l’a été sa candidature à la députation. C'est certain, cet homme a beaucoup de flair pour les affaires en or! Ainsi acceptera-t-il certainement, si Dominique Perben le lui demande, d'échanger les vétustes locaux de la manufacture des tabacs contre ceux plus confortables du campus de Bron.  Ca vaut le coup Christian, parole de Perben!

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