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Dans la presse

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samedi 8 mars 2008

Gilles Guyot: casse-toi pauvre condamné!

Lu dans l'édition du 6 mars de 20 minutes:


Lyon-III montre poliment la sortie à Gilles Guyot

 

Un ton sobre mais direct. Dans un courrier en date du 27 février dernier, Hugues Fulchiron, le président de l'université Lyon-III, demande à Gilles Guyot d'abandonner ses fonctions à la tête de l'Institut d'administration des entreprises. Ancien président de Lyon-III, ce dernier a été condamné en appel le 27 février pour prise illégale d'intérêts, après avoir fait embaucher sa soeur à l'université, et pour favoritisme dans l'octroi des marchés publics.

« Dans ce contexte, il me semblerait opportun que, par souci d'apaisement et de dignité, vous abandonniez vos responsabilités administratives », écrit Hugues Fulchiron. Selon lui, « cette décision, difficile à prendre, permettra de préserver l'honneur » de l'université.

D.D

Pourvoi

Gilles Guyot, condamné à 14 000 euros d'amendes cumulées, a l'intention de se pourvoir en cassation.
Il fait aussi l'objet d'une procédure devant le Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

jeudi 24 janvier 2008

Claude Marsot: l'emploi furtif

Alors que Gilles Guyot s'envole pour l'Inde (au frais de l'IAE mais sans orde de mission semble-t-il), la Tribune de Lyon, dans son édition du jeudi 24 janvier, consacre un article au cas de notre regretté secrétaire général: Claude Marsot.

L’emploi furtif

Le Conseil général du Rhône a-t-il payé un emploi à l’université Lyon-III pendant plus d’un mois ? L’histoire : Claude Marsot, puissant homme de l’ombre de Lyon 3 depuis 1998, devait quitté ses fonctions le 1er décembre dernier. Son départ coïncidait avec l’arrivée d’un nouveau président à la tête de l’établissement, Hugues Fulchiron.

Après neuf années passées à Lyon 3, Claude Marsot (fonctionnaire territorial de son état) était ainsi invité à regagner sa collectivité d’origine, le Conseil général. Mais voila que pendant tout le mois de

décembre, il a été vu par de nombreux employés en train de travailler avec assiduité à Lyon 3. Plus précisément à l’Institut d’administration des entreprises (IAE), dirigé par Gilles Guyot, ancien président de Lyon 3 dont il est un proche.

« Je n’ose croire (…) qu’une telle utilisation fictive d’un emploi public puisse être de nos jours possible », s’est ému Stéphane Nivet, doctorant à Lyon 3 et ancien président de l’association Hippocampe, dans un courrier adressé à Michel Mercier le 9 janvier.

Joint par Tribune de Lyon, le principal intéressé se défend vigoureusement : « Je suis au Conseil général à 100% depuis le 1er décembre. Les quelques affaires que j’ai eues à régler à Lyon 3 l’ont été en dehors de mes heures au Département ». Cependant, au Département, on a une autre version : « il est vrai que de décembre à janvier M. Marsot a effectué à Lyon 3 les travaux qui lui restait à faire », explique Pierre Jamet, le directeur général des services du Conseil général du Rhône. Qui poursuit : « j’ai décidé de mettre fin à cette situation et M. Marsot a réintégré ses fonctions au département le 1er janvier ».

 

Fabrice Arfi.


jeudi 29 novembre 2007

Quand la "lyon 3 connection" s'attaque à la Chine...


Article du jeudi 29 novembre 2007

Lyon 3 ne sait pas quoi faire de 30 étudiants chinois

Ils doivent arriver en janvier à l'Institut d'administration des entreprises pour obtenir un diplôme français. Mais la convention qui boucle le programme n'est pas valide selon le président de Lyon 3


Un bon tiens vaut mieux que deux tu l'auras. Les trente étudiants de la grande université de Renmin (Pékin) tentés par le Master 2 de finance franco-chinoise de Lyon 3 pourront méditer le proverbe français. Ces jeunes gens pensaient suivre, dès janvier, un second semestre à Lyon. Ils visent un diplôme français, et se sont inscrits sur la base d'une convention signée entre leur université et l'Institut d'administration des entreprises (IAE) de Lyon 3. Mais il y a un hic : Hugues Fulchiron, nouveau président de Lyon-III depuis fin août ne valide pas cet accord.

« Cette convention a été signée le 27 août par Gilles Guyot, directeur de l'IAE. Mais aucune délégation n'a été donnée à celui-ci pour le faire. Le président Lavorel (prédecesseur de Hugues Fulchiron) me l'a confirmé par écrit » indique l'actuel président. « La convention prévoit l'accueil de 70 autres étudiants en septembre » précise-t-il. « Elle n'est pas légale, et elle ne dit rien de la manière de choisir les étudiants et les enseignants chinois. C'est inadmissible car le diplôme délivré engage l'université » explique M.Fulchiron. Gilles Guyot se serait donc engagé sans l'aval du conseil d'administration et le problème aurait été découvert tardivement.

Ce n'est pourtant pas la responsabilité du signataire Gilles Guyot (lui-même président de Lyon 3 entre 1997 et 2002) qui est pointée par l'actuel responsable de Lyon 3. Mais celle de l'un de ses proches, Jean-Claude Pfeffer, ex-professeur suspendu pour avoir encaissé sur son compte le chèque d'une étudiante. « Monsieur Pfeffer a porté le dossier du début jusqu'à la fin en agissant en notre nom » s'insurge le président Fulchiron qui a déjà écrit au Cneser (Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche) pour demander des sanctions. Fait troublant, le site Internet de l'Université chinoise présente Jean-Claude Pfeffer comme le responsable des relations internationales de Lyon 3.

Que deviennent les étudiants chinois dans ce méli-mélo ? Ceux-ci ont déjà payé très cher leur inscription. Chacun l'équivalent de 6 000 euros en Chine auxquels s'ajoutent 1 000 euros, en grande part encaissés par Lyon 3.

Les universités viennent de prendre contact pour trouver une solution.

Pour l'université lyonnaise, le problème est très embarrassant : accueillir les étudiants chinois revient à entériner une convention qui n'a pas reçu l'aval de l'administration.

Les refuser la prive d'un partenariat international prestigieux et compromet d'autres échanges : les étudiants de Renmin suivent une formation business des plus renommées au pays des mandarins.

Muriel Florin

mflorin@leprogres.fr


Gilles Guyot: «La convention n'empêche pas d'avancer»

La polémique a été soulevée par Romain L'huillier. L'élu étudiant Unef au Conseil d'administration de Lyon 3 a combattu certaines pratiques en particulier pendant les années Guyot. « On a l'impression que les mêmes personnes continuent à faire ce qu'elles veulent. Nous souhaitons une enquête sur cette affaire » indique-t-il. Selon Gilles Guyot, il n'y a pas matière à débat. « Le programme a été lancé il y a 18 mois. J'ai reçu la convention de Renmin le 29 août. Je l'ai signée le 20 septembre car l'agent comptable en avait besoin pour encaisser l'argent des étudiants ». Depuis, la convention a été retoquée par le service juridique. Là aussi, pas de problème pour le directeur de l'IAE. « Le programme tourne. J'ai déjà vu des conventions signées plusieurs mois après un démarrage Quand on fait de l'international, ce n'est pas toujours conforme à la raideur administrative française ! ». Quant au rôle exact de son ami Pfeffer ? « Je ne l'ai pas vu depuis mars » affirme l'ex-président de Lyon-III.

M.F.

 

Nous n'avons pas réussi à contacter M. Pfeffer. Selon ses propos parus dans Lyon Capitale qui a révélé l'affaire, il n'est pas intervenu depuis deux ans sur ce programme.

 

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