Lyon 3 Point Info

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samedi 8 mars 2008

Gilles Guyot: casse-toi pauvre condamné! bis

Lu sur le blog Hélyoncentrique:


Le président de Lyon 3 prie Gilles Guyot de démissionner

La chose est inédite dans l'histoire de Lyon 3. Dans un courrier en date du 27 février 2008, le président de l'Université Jean Moulin, le Professeur Hugues Fulchiron, a demandé à Gilles Guyot d'abandonner ses fonctions adminstratives, "par souci d'apaisement et de dignité", afin de "préserver l'honneur de Lyon 3" et afin de garantir "l'avenir de l'IAE". Le sens de cette  épistole ne fait aucun doute et si Hugues Fulchiron s'autorisait à parler comme le chef de l'Etat, il lui aurait sans doute dit "Casse-toi pauvre condamné ...". Mais Hugues Fulchiron est trop bien élevé pour s'exprimer en termes élyséens.

Cette demande fait suite à la double condamnation de Gilles Guyot par la Cour d'appel de Lyon pour favoritisme et prise illégale d'intérêt pour une amende délictuelle cumulée de 14 000 euros. Le premier arrêt, relatif au favoritisme indique que "les agissements de Gilles Guyot (...) s'analysent comme des manquements graves et répétés au devoir de probité". Dans l'affaire de l'embauche de sa soeur, la Cour souligne "l'abus de fonction " dont s'est rendu coupable Gilles Guyot.

Pourvu que ça dure ... Par ailleurs sur le grill de poursuites disciplinaires, M. Guyot s'est pourvu en Cassation vendredi dernier. Cette voie extraordinaire a, en matière pénale, d'immenses vertus suspensives et permet à Gilles Guyot la non-execution des deux jugements de la Cour d'Appel. 

Les temps changent. La lettre du Professeur Fulchiron tranche sérieusement avec l'attitude miséricordieuse et la position "rémissionnaire" de son prédécesseur, le picaresque Guy Lavorel qui criait Urbi et Orbi "ne pas vouloir de séparer d'enseignants compétents" en parlant de Gilles Guyot; M. Lavorel sachant très bien d'ailleurs que ce n'est pas de la compétence de Gilles Guyot dont il s'agissait mais de pratiques gestionnaires pénalement condamnables. En 2005, un conseil d'administration infatué et "tout acquis" avait même voté la main levée, les yeux fermés un texte aussi vaporeux qu'ubuesque qui accordait  la protection juridique à Gilles Guyot.

Gilles Guyot: casse-toi pauvre condamné!

Lu dans l'édition du 6 mars de 20 minutes:


Lyon-III montre poliment la sortie à Gilles Guyot

 

Un ton sobre mais direct. Dans un courrier en date du 27 février dernier, Hugues Fulchiron, le président de l'université Lyon-III, demande à Gilles Guyot d'abandonner ses fonctions à la tête de l'Institut d'administration des entreprises. Ancien président de Lyon-III, ce dernier a été condamné en appel le 27 février pour prise illégale d'intérêts, après avoir fait embaucher sa soeur à l'université, et pour favoritisme dans l'octroi des marchés publics.

« Dans ce contexte, il me semblerait opportun que, par souci d'apaisement et de dignité, vous abandonniez vos responsabilités administratives », écrit Hugues Fulchiron. Selon lui, « cette décision, difficile à prendre, permettra de préserver l'honneur » de l'université.

D.D

Pourvoi

Gilles Guyot, condamné à 14 000 euros d'amendes cumulées, a l'intention de se pourvoir en cassation.
Il fait aussi l'objet d'une procédure devant le Conseil National de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

jeudi 28 février 2008

Gilles Guyot condamné, Lyon 3 apaisée

En attendant de publier un billet spécifique, Lyon 3 Point Info vous propose de retrouver ci- dessous le communiqué de l’UNEF et d’Hippocampe faisant suite au verdict de la Cour d’Appel de Lyon dans les « affaires » Guyot.



Communiqué UNEF Hippocampe

Gilles Guyot condamné, Lyon 3 apaisée


C'est avec le sentiment qu'une page se tourne enfin à l'Université Jean Moulin Lyon-III que nos associations ont appris la condamnation par la Cour d'Appel de Lyon de Gilles Guyot, ancien président de Lyon 3 de 1997 à 2002, à 7000 euros d'amende pour prise illégale d'intérêts mais également à 7000 euros d'amende pour délit de favoritisme dans l'octroi des marchés publics.


Ces deux arrêts marquent une occasion historique pour notre université de sortir définitivement du marasme des affaires et des turpitudes qui ont porté atteinte à son honneur et à sa réputation pendant plusieurs décennies.


Nous tenons à souligner aujourd'hui la qualité du travail accompli par les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes, dont les investigations ont permis de voir sanctionner pénalement des agissements qui ne sont pas dignes d'un fonctionnaire public, qui plus est universitaire et professeur de gestion.


Cette affaire démontre par ailleurs s'il en était besoin que l'autonomie des universités doit être strictement encadrée par un contrôle de légalité indépendant en matière financière et de gestion des ressources humaines afin d'éviter une appropriation privative et clanique des moyens publics.


Au surplus, cette condamnation pénale achève de rendre incompréhensible la décision disciplinaire rendue en première instance par une formation présidée par M. Debard qui avait poussé très loin le principe d'indépendance des procédures juridictionnelles au point de ne voir aucune faute disciplinaire dans les délits pénaux aujourd'hui reconnus par la Cour d'Appel.


Nous espérons que la formation disciplinaire du CNESER, saisie en appel d'une partie de ce dossier, fera preuve d'une détermination que nous souhaitons la plus ferme possible.


Par ailleurs, dans l'intérêt des étudiants, des enseignants et des personnels administratifs de l'Institut d'Administration des Entreprises, nous souhaitons que M. Guyot démissionne sans délai de la direction de cette composante de notre université et qu'il cesse, à titre conservatoire et dans l'attente de la procédure disciplinaire en cours, toutes fonctions pédagogiques. Le cas échéant et à l'aune des troubles à l'ordre public qui pourraient advenir, nous demanderons à M. Fulchiron de saisir Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche afin qu'elle suspende M. Guyot à titre conservatoire et dans l'intérêt du service.


Enfin, nous avons décidé de saisir immédiatement le Conseil de l'Ordre de la Légion d'Honneur ainsi que le Conseil de l'Ordre des Palmes Académiques afin que M. Guyot restitue ses décorations à la République.

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